LA LITTÉRATURE MAGHRÉBINE FRANCOPHONE

La littérature maghrébine de langue française nous est encore mal connue. Or elle relève fièrement le défi lancé à toute littérature digne de ce nom : la créativité, qu’elle soit linguistique, culturelle ou littéraire. Elle noue un passé riche et un présent douloureux à un futur incertain et cela, dans un français inédit et des genres littéraires métissés. Elle resitue la femme dans la société, la religion dans la cité, la langue dans un monde hyper médiatisé. Ôter quelques voiles qui occultent cette littérature, révéler des auteurs et des textes, échanger sur ce qu’ils écrivent, voilà ce que proposent les ateliers participatifs qu’anime Jacques lefebvre...


L’objectif de ces ateliers est de mieux comprendre une littérature, très engagée et fort créative mais malheureusement encore souvent trop méconnue. Il s’agit d’ateliers interactifs (Power point et questions/réponses), d’une durée de deux heures, partant de la découverte d’extraits de textes issus pour la plupart d’œuvres incontournables.

L’animateur de ces ateliers, Jacques Lefebvre, est docteur en philologie romane, formateur d’enseignants de français en Belgique francophone et à l’étranger, notamment en Afrique du Nord, où il s’est rendu de très nombreuses fois. Il a découvert la littérature maghrébine de langue française au contact de ses collègues de là-bas. Depuis, il consacre à cette littérature une étude pour l’université de Nitra en Slovaquie.



Atelier 1 - Fouad Laroui, la fécondité interculturelle

Mardi 3 octobre 2017, de 14h à 16h

Après des études au Lycée Lyautey à Casablanca, il passe par l'Ecole Nationale des Ponts et Chaussées en France, dont il sort ingénieur. Après avoir travaillé dans une usine de phosphates à Khouribga (Maroc), Il retourne en France et obtient un doctorat en sciences économiques. Il part pour le Royaume-Uni, où il passe quelques années à Cambridge et à York et part vivre à Amsterdam où il enseigne l'économétrie puis les sciences de l'environnement à l'Université. Parallèlement, il se consacre à l'écriture.

Ses romans écrits en français connaissent un grand succès au Maroc pour sa façon de se moquer des blocages et aussi des pesanteurs de la société marocaine. Il le fait avec humour et sans discours politique trop explicite."J’écris pour dénoncer des situations qui me choquent. Pour dénicher la bêtise sous toutes ses formes. La méchanceté, la cruauté, le fanatisme, la sottise me révulsent". Identité, tolérance, respect de l’individu : ce sont les trois valeurs qui l’intéressent parce que pour lui, « elles sont malmenées ou mal comprises dans nos pays du Maghreb et peut-être aussi ailleurs en Afrique et dans les pays arabe ». Poète, il a composé en néerlandais un recueil qu'il juge "trop intime" pour être traduit en français. (...). 


Atelier 2 - Rachid Mimouni, une peine à vivre, les dérives du pouvoir

Mardi 28 novembre 2017, de 14h à 16h

Rachid Mimouni est un écrivain algérien né le 20 novembre 1945 à Boudouaou (Alma) (à 30 km à l'est d'Alger), mort à Paris le 12 février 1995 d'une hépatite aigüe. Il est issu d'une famille paysanne pauvre. (...) Mimouni était très tôt attiré par la lecture et l'écriture. Le printemps n'en sera que plus beau, c'est le titre de son premier roman où se mêlent l'amour et la guerre. C'est l'histoire de deux jeunes algériens, Hamid et Djamila, qui se voient écraser par la machine infernale de la guerre. Ils sacrifient leur vie et leur amour pour l'Algérie. Mimouni a fait de son enfance difficile un mobile et de la guerre d'Algérie (1954/1962) un repère pour donner naissance à ses prestigieux chefs-d'œuvres, où il a traité de beaucoup de sujets, notamment : la bureaucratie, l'amour, la sexualité, l'intégrisme, la dictature, la révolution, etc. Dans ses pages, Rachid Mimouni montre la réalité amère des algériens et leur quotidien médiocre : harcèlements, intimidations, oppressions, provocations, etc. Il dépeint le tableau d'une Algérie en agonie et une jeunesse prisonnière des dogmes révolus.


Atelier 3 - Saphia Azzedine, engagement ou provocation ?

Mardi 6 février 2018, de 14h à 16h

Saphia Azzeddine, qui est née au Maroc et a grandi à Ferney-Voltaire, est une romancière franco-marocaine. Elle est également scénariste, actrice et réalisatrice. "Confidences à Allah", son premier roman (Éditions Léo Scheer, 2008), dont l’adaptation théâtrale a triomphé au festival d’Avignon et à Paris, l’a d’emblée imposée comme une des voix les plus singulières de sa génération. Son film "Mon père est femme de ménage", tiré de son propre roman éponyme, reçoit le prix du public Europe 1 lors du Festival international du film de comédie de l'Alpe d'Huez en 2011. En 2016, "Bilqiss" reçoit le Prix Littéraire des Lycéens et Apprentis de Bourgogne à Dijon. 

Source: Babelio
 

Atelier 4 - La radicalisation vue par des écrivains.

Lundi 7 mai 2018, de 14h à 16h

Lors de cette rencontre, Jacques Lefebvre abordera la thématique délicate et complexe de la radicalisation en tentant de dégager la position de différents écrivains connus pour leurs ouvrages de littérature maghrébine. 

Des livres de littérature maghrébine francophone sont disponibles à l'Espace Césaire

 
L’Espace Césaire est une bibliothèque, un lieu de rencontre, de recherche et de création dédié aux cultures francophones dans le monde. Venez y découvrir un fonds consacré aux littératures et aux cultures contemporaines d’Afrique, des Caraïbes et des diasporas mais également un fond dédié à la langue française, son histoire, ses variantes et à la francophonie dans le monde. L’Espace Césaire réunit les fonds spécialisés de l’ONG Coopération Éducation Culture (CEC) et de la Maison de la Francité ASBL. un fonds dédié à la langue française, son histoire, ses variantes et à la francophonie dans le monde.
Le site de l'Espace Césaire



Lieu des ateliers: Maison de la Francité - Salle Papyrus. Entrée par le 19F avenue des Arts - 1000 Bruxelles
Participation: GRATUITE / Ateliers individuels
Informations / réservations : Jacques Lefebvre
Téléphone: 064 33 51 87 ou 0498 333 922
Attention : places limitées > réservation obligatoire !

Accès
Train: station gare Centrale
Métro : lignes 1,2, 5 et 6 - station Arts-Loi
Bus : lignes 29, 63, 65 et 66 - arrêt place Madou



Avec le soutien du Gouvernement francophone bruxellois, de sa Ministre-Présidente, et de la Commission communautaire française - Services du Gouvernement francophone bruxellois ainsi que de la Fédération Wallonie Bruxelles et de son Ministre en charge de la Promotion de Bruxelles.



La Maison de la Francité a pour mission d’assurer la promotion de la langue française
et de la francophonie internationale, dans un esprit d’ouverture et de modernité.


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